J.I. Segal 1896-1954 |
La poésie de J.I. Segal n'exprime pas seulement ses expériences mais aussi la lutte
des immigrants pour prendre leur place ou s'assimiler. Sa propre enfance pauvre dans
le shtetl de Korets eut une infl uence durable sur son écriture. Segal arriva à
Montréal à l'âge de 15 ans en 1911, aidé dans son immigration, par son frère et
sa sœur plus âgées, Nechmiah et Esther, qui toutes les deux publièrent plus tard
leur propre poésie. Travaillant comme couseur de poches de pantalon dans une
usine de confection, Segal détestait l'ennui et la solitude de son existence.
Comme beaucoup de ses contemporains, Segal trouva un débouché pour son art dans
le Keneder Odler, en publiant sa première pièce, un poème d'amour, dans ses pages
en 1915. Ses débuts dans l'Odler l'entrainèrent vers d'autres contributions sous
forme d'essais, d'articles et de poésie dans d'autres périodiques yiddish nord-américains.
Vers 1918, Segal publiait son premier recueil de poésies yiddish, Fun mayn velt.
En 1920, Segal commença à enseigner à l'école populaire juive, mais partit pour
essayer de vivre à New York jusqu'en 1923. À son retour à Montréal, Segal poursuivit
sa collaboration au Keneder Odler, en travaillant dans l'équipe éditoriale, tout en
publicant sa poésie. Sa dernière oeuvre a été publiée en 1950. Au total Segal publia
10 volumes de poésie, sans compter les deux volumes publiés après sa mort. Son oeuvre
continue d'infl uencer les poètes et écrivains juifs et non-juifs, ses mots refl étant
la lutte entre l'ancien et le nouveau monde, entre le langage du peuple et les prières
des religieux.
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 J.I. Segal |
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