Jewish Public Library
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les histoires qu'on raconte...
Son histoire

Ses débuts

L’arrivée de New-York de l’anarchiste Hirsh (Harry) Hershman (1876-1955), originaire de Bucovina,  , marque les débuts du développement d’une activité littéraire yiddish organisée.  Hershman s’implique dans les affaires culturelles dès son arrivée à Montréal, en 1902, et devient un pionner de la presse et des librairies yiddish.  Les mémoires de Hershman sur ses premières années à Montréal donnent un aperçu de la vie culturelle yiddish au début du 20e siècle, et notamment de la création de la première bibliothèque juive de la ville.[1] Attiré à Montréal par de meilleures conditions de travail dans le commerce,  Hershman est déçu de constater que le passe-temps favori de ses compatriotes « éclairés » est le jeu de cartes.  La ville ne possède pas de forum pour la culture yiddish;  Hershman note qu’il n’existe ni club, ni bibliothèque ni même un commerce où l’on peut se procurer un journal ou un livre en yiddish.[2]  Il n’y a ni rencontres, ni conférences et son maigre salaire en tant que travailleur dans un commerce ne lui permet pas de faire venir  des livres en yiddish de l’extérieur ni de s’abonner au journal Forverts de New-York.  Il se contente de s’abonner à la publication littéraire mensuelle de New-York Tsukunft, à l’hebdomadaire Vokhnblat et à la publication de langue allemande Volkzeitung.  Il essaie, sans succès, de convaincre ses collègues de partager les frais d ‘abonnement à la presse yiddish ou de commander de nouveaux livres en yiddish.

Sa frustration aboutit à la création d’une petite bibliothèque juive.  Il se lie d’amitié avec plusieurs nouveaux arrivants de New-York et forme un groupe de huit personnes qui unissent leurs ressources et établissent une bibliothèque juive informelle.  À l’automne 1903, Hershman se rend à New-York pour se procurer les premiers articles: quelques oeuvres en yiddish, dont de courts volumes sur le socialisme et l’histoire sociale, de la prose de I.L. Peretz, de Sholem Aleichem et d’Avrom Reisen (1876-1953) et des oeuvres dramatiques de Jacob Gordin (1853-1909).  Il se procure aussi plusieurs numéros de divers périodiques yiddish, dont l’almanach littéraire de Sholem Aleichem, Di Yidishe-Folk-biblyotek arbeter shtime (Kiev, 1888-1889), le Forverts de New-York, le Tsukunft et le Fraye arbeter shtime, une publication anarchiste (Freie arbeiter shtime/La Voix de Travailleurs libres).  La bibliothèque se réduit à une table dans une pièce de l’appartement de Hershman situé dans le quartier juif.  Elle ouvre le soir quand le groupe se rencontre pour lire, discuter de ce qu’ils ont lu ou parler de l’actualité.  Pour obtenir les fonds nécessaires à l’achat de plus de livres, la bibliothèque organise le premier bal public juif de la ville et amasse la somme de 250$.  Toutefois, cet événement ne provoque pas une augmentation de ses membres.  Hershman décide de partager une boutique avec un cordonnier en plein cœur du quartier juif sur « la Main » (boulevard Saint-Laurent, près de la rue Ontario).  La boutique, tenue par son épouse le jour, offre des livres yiddish importés, des brochures et des journaux.  Bien qu’elle attire l’attention des passants, elle reçoit très peu de clients : Hershman raconte que les clients potentiels étaient intimidés par la marchandise étrange et par les débats politiques passionnés sur l’idéologie et sur l’actualité qui y prenaient place.

La situation change radicalement après les vagues d’immigration qui suivent le pogrom de Kishinev, en 1903.  Les nouveaux immigrants sont plus conscients de la politique que leurs prédécesseurs et nombreux sont ceux qui ont adhérés à des mouvements révolutionnaires en Russie avant d’immigrer au Canada.  Avec leur arrivée, la demande pour une activité politique et culturelle yiddish s’accroît.  La boutique de Hershmasn, qui devient le lieu de rencontre de ces nouveaux immigrants, manque de confort et doit se relocaliser.  En 1905, Hershman ouvre une boutique sur la « Main » près de la rue Sainte-Catherine, avec une salle de réunion au deuxième étage pour la bibliothèque.  La boutique sert de lieu de rencontre où  les personnes peuvent lire, discuter, boire du soda et assister à des conférences sur des sujets politiques et sociaux.


D’autres bibliothèques juives sur le modèle de celle d’Hershman sont établies pour combler le vide culturel à Montréal.  Les nouveaux immigrants recherchent des endroits où ils peuvent se rencontrer, s’instruire et profiter de leur temps libre hors de leurs logements étroits.  Nombreux sont les immigrants familiers avec les bibliothèques juives de l’Europe de l’Est.  À la fin du 19e et au début du 20e siècle, l’expansion de la littérature  yiddish moderne et des nouvelles idéologies dans le monde juif, provoque l’établissement de bibliothèques avec des œuvres de littérature yiddish dans des centres juifs à travers l’Europe de l’Est.  Certains des fondateurs sont des membres de la communauté juive locale, du mouvement travailleur et de divers clubs et groupes culturels.[3]  Au Québec, la population, protestante anglophone ou catholique francophone, n’offre  aucun débouché aux immigrants juifs et spécialement au nombre sans cesse croissant de conférenciers yiddish.  La province possède moins de bibliothèque publiques accessibles à l’ensemble de la population, que le reste du Canada. [4] Alors qu’au 19e siècle, un tel mouvement s’est produit au Royaume Uni et en Amérique du Nord où les immigrants juifs ont accès aux bibliothèques publiques communautaires, à Montréal, les bibliothèques sont la propriété de groupes privés.  Les immigrants juifs établissent des bibliothèques publiques avec des livres et des magazines en yiddish et en hébreu.  En plus de la salle de lecture de Hershman, des efforts pour établir des bibliothèques juives sont entrepris dans la dernière décennie du 19e siècle.  En 1888, le groupe sioniste local Shovevei Zion, sous la direction du professeur de Talmud Torah Alexander Harkavy, établit une bibliothèque hébraïque.  En 1900, il existe, sur le boulevard Saint-Laurent, une bibliothèque juive et une salle de lecture avec des livres en yiddish et en hébreu .  L’Institut du Baron de Hirsch (fondé en 1863) renferme une petite salle de lecture de livres juifs.[5] Les membres du mouvement sioniste travailleur jouent un rôle immense dans l’établissement de bibliothèques juives à Montréal.   En 1903 le Dorshei Zion (Chercheurs de Zion) crée un cercle de lecture où les membres conservent les livres chez eux  et les apportent au moment des rencontres.  En 1905, le Poale Zion rassemble une collection de livres pour ses membres et organise des conférences sur différents sujets.[6]  En 1912, le Poale Zion tient une convention des associations du mouvement juif travailleur pour l’établissement d’une bibliothèque publique juive « pour l’avancement de l’instruction et de la littérature yiddish en particulier ». Les bibliothèques de Poale Zion et de Dorshei Zion s’unissent pour ouvrir, le 3 mars 1912, dans une boutique en location du quartier juif, une bibliothèque qui compte sur les abonnements payants des membres.  Mais faute d’argent, la bibliothèque ferme rapidement. En 1912 et 1913, plusieurs tentatives de fusionner la bibliothèque du Paole Zion et la salle de lecture du Baron de Hirsh se soldent par des échecs.[7]   

 

La « Yiddish-folks-biblyotek »

Établie officiellement en mai 1914, la Yiddish-folks-biblyotek réunit les petites bibliothèques déjà existantes  et sert de lieu de rencontre aux lecteurs et aux écrivains locaux.  Contrairement à ses prédécesseurs, il s’agit d’une bibliothèque destinée à la communauté juive dans son ensemble, une organisation non-partisane accessible à tous.  Bien que n’étant pas la première bibliothèque de livres juifs établie à Montréal, la Folks-biblyotek devient la première bibliothèque « folks » ou populaire à servir le public en général  plutôt qu’un petit groupe d’individus partageant les mêmes opinions politiques.  La première clause des « Principes de sa fondation » , ratifiés en 1916, déclare que «  la Bibliothèque populaire est une institution populaire, fondée par le Peuple pour le Peuple ».[8] La folks-biblyotek  devient un centre d’activité littéraire et le lieu de rencontre des écrivains et des poètes yiddish locaux et de passage avec différentes orientations idéologiques.  Bien qu’un grand nombre de membres de la communauté y prenne part, deux personnes jouent un rôle clé dans la fondation et les débuts de la Bibliothèque publique juive : l’activiste de Poale Zion Yehuda Kaufman et l’hébraïsant et rédacteur en chef du Keneder adler Reuven Brainin.


Le fameux hébraïsant de renommée internationale Reuven Brainin (1862-1939) joue un rôle essentiel dans la cristallisation de la vie littéraire à Montréal durant la Première Guerre Mondiale.  Né à Lyady, en Bielorussie tsariste, où il a reçu une éducation juive traditionnelle et découvert la littérature haskole durant son adolescence,  Brainin devient le chef modernisateur de la langue et de la culture hébraïque.  Dès 1888, il contribue largement à la naissance d’une presse de langue hébraïque, Ha-melitz (L’Avocat, Odessa),  Ha-shiloah (Le Messager, Odessa) entre autres, et publie quatre numéros du périodique influant Mi-mizrah u-mi-maarav (De l’est et de l’ouest, Vienne).  À partir des années 1890, durant ses séjours dans plusieurs centres d’Europe, dont Londres, Paris et Vienne, il publie des articles, des feuilletons, des biographies et des essais sur la littérature dans la presse juive russe et yiddish.  En 1909, Brainin s’installe aux États-Unis où il crée l’hebdomadaire hébreu très apprécié mais de courte durée, Ha-dror (L’hirondelle).  Il commence à écrire des articles sur la littérature juive pour le Adler et visite Montréal en 1909 à l’occasion d’une tournée de conférences en Amérique du Nord où il est reçu avec enthousiasme par les écrivains, les journalistes, les acteurs et autres personnes influentes de la culture yiddish.  En 1912, il se voit offrir le poste de rédacteur en chef du Keneder adler, un emploi qu’il quitte en 1915 pour fonder un journal concurrent, Der veg.


Durant son séjour à Montréal , Brainin participe activement à la vie yiddish locale. Selon B.G. Sacks, « l’influence de Brainin dans la communauté fut immense, ses accomplissements incommensurables et durables ».[10]   Brainin joue un rôle clé dans la création et les débuts de la Yidishe-folks-biblyotek[11] découvre la littérature yiddish qu’il ne connaît pas encore, en dépit de son expérience en journalisme yiddish.  Mais malgré son amour toujours plus grand pour la culture yiddish, il considère l’hébreu comme supérieur.[12]   Brainin quitte Montréal en 1916 pour New-York où il devient rédacteur en chef du journal hébreu Hatoren (Le Mât) de 1919 à 1925.  Durant ses dernières années, il publie presqu’entièrement en yiddish.[13]  Il n’oubliera jamais Montréal, même à sa mort à New-York en 1939 puisqu’il y sera enterré au cimetière du Shaar Hashomayim. et ne perd jamais son énergie et sa détermination.  C’est à Montréal que Brainin, après avoir lu la première édition du lexique de littérature yiddish de Zalmen Reisen.[14]


L’érudit juif Yehudah Kaufman (Even Shnmuel Kaufman, 1886-1976) naît à Balta, en Ukraine, où il étudie dans des yeshivot et reçoit une éducation juive et laïque de son père.  Peu après son arrivée à Montréal avec ses parents en 1913, il devient un des rares étudiants juifs en art du premier cycle de l’université McGill.  Il s’implique très vite dans les milieux sociaux et politiques et devient un dirigeant du Poale Zion local.  Kaufman contribue largement à la fondation d’une vie culturelle et littéraire à Montréal.  Il est l’un des fondateurs de la Natsyonale-radikale-shul (nationale-socialiste) en 1913 qu’il laisse pour créer sa rivale Yidishe-folksshul dont il assure la direction  en 1914.  Il est aussi le co-fondateur du Folkskarband du mouvement sioniste des travailleurs et un des premiers promoteurs de la formation d’un congrès juif canadien.  Très actif en journalisme yiddish, il apporte régulièrement sa contribution à la presse yiddish montréalaise, dont le Keneder adler, Di kempfer shtime (1913-1914) et Der veg (1915-1916), ainsi qu’à la presse hébraïque de New-York.  Il rédige deux journaux yiddish montréalais,  Dos vort (1915) et Dos folk (1917).  L’activité journalistique de Kaufman est vaste et elle inclut le yiddish et l’hébreu.  Bien qu’il quitte Montréal en 1919 pour New-York et qu’il s’installe ensuite à Jérusalem, Kaufman maintient des rapports étroits  avec Montréal et avec les institutions qu’il a contribué à créer.  Il reste impliqué dans le Folksshul et aide à son développement dans les années 1920.  Il revient régulièrement à Montréal comme conférencier.  Kaufman s’installe à Jérusalem en 1926 et devient un écrivain, un pédagogue et un lexicographe fameux.[15]

En 1913, Kaufman, Brainin et un groupe convaincu rallient l’ensemble de la communauté à l’idée d’une bibliothèque publique. Le Poale Zion tient une série de trois conférences durant lesquelles un comité organisateur est créé sous la direction de Kaufman et avec Reuven Brainin comme président. Des réunions publiques cherchent à renforcer l’appui pour la nouvelle bibliothèque et des fonds en provenance des abonnements sont rassemblés.  Brainin se sert du Keneder adler pour promouvoir la bibliothèque et pour faire pression sur la communauté.[16]  Les fondateurs de la bibliothèque se heurtent à d’énormes difficultés, notamment de la part de ceux qui s’opposent  à l’idée d’un lieu de réunion pour tous les immigrants.  Après une période de désordre qui suit le départ de Brainin et de Kaufman en 1916,[17] le conseil d’administration de la bibliothèque assure la direction de l’institution sous le contrôle culturel de Leizer (Louis) Zucker (1896-1965).  Entre 1917 et 1953, la bibliothèque déménage plusieurs fois dans des locaux plus larges et finit par faire l’acquisition de son propre édifice. [18]

 

La Folks-biblyotek a trois fonctions principales, fournir aux juifs de Montréal, pour la plupart nouveaux immigrants pauvres, un lieu où ils peuvent lire, étudier, se rencontrer et emprunter des livres autrement inaccessibles ;offrir l’opportunité de s’instruire grâce aux conférences et aux cours qui y sont proposés, et, être le siège de l’activité littéraire et culturelle yiddish de la ville.  Les activités sont variées : la Folks-biblyotek accueille  régulièrement un grand nombre d’écrivains et de poètes locaux et internationaux.  Elle organise des conférences et des lectures avec des écrivains yiddish et parraine une variété de programmes littéraires yiddish.  La Folks-biblyotek n’est pas seulement une bibliothèque pour ses fondateurs et ses membres.  David Romme déclare : « Dès le départ, la Bibliothèque publique juive se considéra et fut considérée par les autres comme une des grandes institutions du monde, en dépit de sa petite taille ».[19]  Au lieu d’une bibliothèque dont la principale fonction était de prêter des livres, la Folks-biblyotek devient un centre de culture, en particulier de culture yiddish, pour tous les membres de la communauté. [20] Sack décrit la Folks-biblyotek comme « le point d’attraction autour duquel les juifs intelligents concentrent leur énergie, surtout le jeunesse».[21]   Ceci est particulièrement vrai durant la guerre, quand la bibliothèque sert de havre de paix aux travailleurs juifs et à la communauté en général.

La Bibliothèque publique juive exprime sa reconnaissance à Rebecca E. Margolis, actuellement professeure adjointe au « Vered Jerwish Canadian Studies Program at the University of Ottawa » de lui avoir permis de reproduire cet extrait de sa thèse de doctorat, Yiddish literary culture in Montreal, 1905-1940 (p. 12-13)



[1]  Hirsch Hershman, “Hersh Hershman” (manuscript dactylographié), Archives de la Bibliothèque publique juive, Fonds Canadiana, Littérature yiddish

[2]   Hershman écrit que la seule exception était la demeure de M. Wilenski, l’agent local du journal Taglebat de New-York : en plus de vendre des numéros du Taglebat, Wilenski offrait aussi un petit choix de livres yiddish « pour femmes », mais rien sur la littérature yiddish moderne de Mendele (Sholem Yankev Abramovitch), de Sholem Aleichem (Solomon Rabinovitch) ou d’autres disponibles à New-York.

[3]  La plupart des ces bibliothèques sont des salles de lecture plutôt que des bibliothèques de prêt. Faith Jones, « The Vancouver Peretz Institute Yiddish Library :
The Social History of a Jewish Community Library » Thèse de bibliothéconomie, University of British Columbia, 1999) 9-11

[4]  Elizabeth Ida Hanson, A Jewel in a Park: Westmount Public Library, 1897-1918 (Montréal” Véhicule Press, 1997)
 

[5]  Bernard Figler et David Rome, “Hannaniah Meir Caiserman: a Biography, “126-128

[6] Evelyn Miller, : A History of the Jewish Public Library from 1914 to 1970” (document non publié, Bibliothèque publique juive de Montréal, 1974)

[7]  Naomi Caruso, rédactrice. Folk’s Lore: A History of the Jewish Public Library 1914-1989 Folks Lor” yovv/bukh:zibetsik un finfyor Yidishe folks biblyotek in Montreal 1914-1989), 14

[8] “Constitution of the People’s Library and University”  (Constitution de la Bibliothèque et de l’Université populaire) dans le 3e Rapport annuel de la Bibliothèque publique juive et de l’Université populaire, 1916-1917

[9]  Pour des détails sur sa réception à New-York, consultez « r. brainin bazukht unzer ofis ». , in Di yiddishe bine (New-York) 19 novembre 1909

[10] B. G. Sack, Canadian Jews: Early in This Century, 92.

[11]  Zalman Reisen, Leksikon fun der yiddisher literature un prose, publié par Sh. Niger (Varsovie: Farlag gezelshaft“tsentral“, 1914

[12] Reuven  Brainin, Kol kitveh reuven mordekhai brainin 3: reshimor ve-zikhronot (New-York: Posy-Shoulson Press, 1940), 282-283

[13] Samuel Paz, “Reuven Brainin in Montreal, 1912-1916” (Thèse de maîtrise, Université McGill, 1983) ; Leksikon fun der nayer yidisher literature 1, 466-469 ; David Rome, The Canadian Story of Reuven Brainin, Part 1 ; Melech Ravitch, “Yiddish Culture in Canada”, in Canadian Jewish Reference Book and Directory.

[14]  Pour obtenir une bibliographie des archives de Brainin, contacter Naomi Caruso, Mafteah lamihtavim beidish ubeivrit beizuono shel ruven brainin (Bibliothèque publique juive, Montréal,1985)

[15] Fuks, Hundert yor yidishe un hebreyishe literatur in kanade, 240-242.

[16]  La nature de la bibliothèque se reflète dans ses livres. Le 1er mai, la bibliothèque possède 449 livres, avec, pour noyau, les livres en yiddish et en hébreu de la bibliothèque de Poale Zion et de la salle de lecture de Baron de Hirsh.  La bibliothèque lance une campagne dans la communauté pour ramasser des livres et augmenter son fonds.  Selon un graphique de la croissance de la bibliothèque, à la fin de la première année, elle a en sa possession 1 540 livres, dont près de la moitié en yiddish.  L’année suivante elle en possède 1982 titres, dont 45%  en yiddish.  B.G. Sack , Y. Rabinovitch, N.J. Gotlib, rédacteurs, Bibliotekbukh : 1914-1934. Aroysgegebn tsum tsvantsiksm yubiley, 1914-1934 (Bibliothèque publique juive, 1934, Montréal)

[17] In 1916,Yehuda Kaufman departed for Dropsie College in Philadelphia when his proposal for a Master’s thesis in Jewish Studies was rejected by McGill University.  In 1918, he received his doctorate, going on to become a Hebrew scholar in Israel, and authoring an English-Hebrew dictionary.  Brainin likewise left Montreal in 1916 for New York to become editor of the Hebrew journal, Hatoren.

[18] En 1916, Yehuda Kaufman quitte Montréal pour « Dropsie College » à Philadelphie après que son sujet de thèse de maîtrise pour les Études juives soit rejeté par l’université McGill.  En 1918, il obtient son doctorat.  Il devient un érudit hébraïque en Israël et crée un dictionnaire anglais-hébreu.  Brainin quitte aussi Montréal en 1916 pour devenir le rédacteur-en-chef du journal hébreu Hatoren à New York.

[19] Interview transcrite inédite de David Rome, juin 1983, 7.  Archives du Congrès juif canadien, Fonds Canadiana, David Rome.

[20] « Constitution of the People’s Library and University ». dans le 3e Rapport annuel de la Bibliothèque publique juive et de l’Université populaire, 1916-1917.

[21] B. G. Sack, ed, Bibliotek-bukh, 1914-1934, 4.